Société

Commémoration de leur 20 ans d’obtention de diplôme : Les sages-femmes du Bénin de la 35ème promotion apprécient le chemin parcouru

Messe d’action de grâce, animation culturelle, réjouissances, présentation d’exposé, dégustation de mets exquis, coupure de gâteaux, esquisse de quelques pas de danses pour se dégourdir les jambes et exprimer leurs joies et reconnaissance à Dieu pour le chemin déjà parcouru, mais aussi projection sur l’avenir : le menu concocté par les sages-femmes du Bénin de la 35ème promotion de l’INMES était très alléchant et à la haute des sacrifices consentis depuis maintenant 20 ans.  

Ce samedi 06 août 2022 sera aussi mémorable que ce jour là où elles ont tenu dans les mains le parchemin qui leur permettait de gagner leur pain et de poursuivre leur chemin sur les sentiers de la vie. La vie qu’elles sont justement sensées accompagner l’éclosion. Ce ne fut d’ailleurs pas un hasard lorsque  le reconnut le rôle oh combien important qu’elles jouent dans l’accomplissement de l’œuvre de Dieu. « Vous êtes le prolongement de la main de Dieu », leur dira-t-il avant de magnifier leur sacrifice, leur sacerdoce, celle d’aider et d’accompagner à donner vie. Sacrifice  dont le témoignage sera donné par Estelle Gnonlonfoun dans un discours poignant et émouvant.

« 20 ans que nous avons eu ce fameux papier. 20 ans que nous avons eu la grâce de prendre nos destins en mains. 20 ans que nous exerçons le noble métier de sages-femmes. Noble métier, en effet, qui est celui d’aider à donner la vie. Noble métier qui est celui d’accompagner une femme enceinte qui nourrit l’espoir de donner vie à une créature de Dieu. Noble métier qui est celui d’être la guide médical toujours, la confidente souvent, l’épaule sur laquelle on pleure parfois », dira la Présidente du Comité d’Organisation.

Et d’avouer : « mais comme tout métier noble, le sacrifice est la première vertu qui nous caractérise…Ce mot si simple mais lourd de sens et d’histoire que chacune parmi nous pourrait raconter à sa manière. Le mot sacrifice chez les sages-femmes peut se résumer en ces quelques situations : des pleurs déchirants d’enfants délaissés toute une journée, parfois deux jours qui s’accrochent à votre tenue avant que vous n’alliez au boulot ; des disputes entre couples, parfois de maris jaloux qu’on abandonne en pleurs (rires), en pleine nuit et qui vous boudent pendant une semaine ne sachant pas que le stress que vous vivez était important ; des frustrations de parents proches qui ne vous voient pas à leurs côtés, à leurs évènements marquant des situations importantes de leur vie ».

« 20 ans années après l’obtention de ce diplôme après qui nous avons couru, nous mesurons la portée de nos sacrifices », a ajouté Estelle Gnonlonfoun. Sacrifice qui s’exprime par l’abandon de conjoints, maris, enfants, ami(e)s, familles pour se consacrer  à leur métier : « métier que nous aimons tant, car il faut de l’amour pour aider à donner une vie », a-t-elle déclaré pour conclure.   

Zek Adjitchè ALAFAÏ

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