Société

Le Haut Conseil des Béninois de l’Extérieur (HCBE) : Un monstre à deux têtes

 

Deux assemblées générales pour la même organisation dans le même mois. L’une prévue pour les 5 et 6 Août 2022 et l’autre annoncée pour le 13. Réseaux sociaux, médias interposés et maintenant le terrain, il semblerait que le procès intenté au tribunal de première instance de première classe de Cotonou n’ait pas réussi à accorder les violons des deux camps du Haut Conseil des Béninois de l’Extérieur (HCBE) qui tirent chacun le drap de son côté.

L’hydre, cette fois-ci, à deux têtes. D’un côté Romain da Costa, de l’autre Fréjus Mathieu Hounyovi, deux présidents pour une même organisation : le Haut Conseil des Béninois de l’Extérieur. La diaspora béninoise est divisée et ce n’est pas la décision du tribunal de première instance de première classe de Cotonou qui y changera quelque pour l’instant. Chacun des deux camps annoncent, à coup de renfort médiatique, une Assemblée Générale (AG).

Une AG  élective pour le bureau dirigé par Fréjus Hounyovi, qui met en avant « la réunification des membres de l’association frappée par une contradiction interne qui freinait son évolution. En « Bon démocrate », il s’apprêterait à passer le relai, les statuts ne prévoyant qu’un seul mandat. Romain Da Costa, lui, table sur une réorganisation de la structure. Et c’est certainement pour brouiller les pistes que chacune des deux parties n’a pas daigné rendre publique les lieux où se dérouleront les deux AG.

Il faut faire remarquer que selon l’OIM (Organisation Internationale des Migrants) : « Les données du Ministère chargé des relations avec les Béninois à l’étranger indiquent que près de 4,4 millions de personnes, soit près de la moitié de la population totale, ont émigré, dont une écrasante majorité vers les pays voisins ». Le profil migratoire de l’OIM confirme que le Bénin demeure un pays d’origine et de destination.

Les transferts de fonds représenteraient 3,5% du PIB (Produit Intérieur Brut) et s’élèveraient à 396 millions de dollars US. 60% de ces transferts de fonds proviendrait de la sous région. Cette diaspora reste pourtant une force encore faiblement exploitée et la guéguerre intestine qui la traverse n’est pas faite pour arranger les choses.

Zek Adjitchè ALAFAÏ

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