Politique

Niger/Rentrée judiciaire 2022-2023 : Mohamed  Bazoum en appelle au sens de responsabilité des magistrats

(« Il y a une part d’effort personnel qui est requis et attendu de chacun d’entre vous…», a déclaré le chef de l’Etat)

Le Chef de l’Etat Nigérien, Président du Conseil Supérieur de la Magistrature, Mohamed Bazoum, a présidé, ce jeudi matin 10 novembre 2022, la cérémonie solennelle de la Rentrée Judiciaire 2022-2023 et la Rencontre annuelle des Magistrats au Centre de Conférences Mahatma Gandhi de Niamey.

 » Le rôle de la justice dans la construction de l’état de droit », c’est le thème de la rentrée judiciaire 2022-2023 au Niger, couplée avec la rencontre annuelle des magistrats. La cérémonie s’est déroulée en présence notamment du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Ouhoumoudou Mahamadou, du Premier Vice-président de l’Assemblée Nationale, M. Kalla Ankouraou, des Présidents des Institutions de la République, des Présidents des Hautes Juridictions, des membres du Gouvernement, des Députés Nationaux, des représentants du Corps Diplomatique et des Organisations Internationales accrédités au Niger.

Le Chef de l’Etat Mohamed Bazoum s’adressant aux magistrats

Dans son adresse aux magistrats et au public ayant effectué le déplacement au Centre de Conférences Mahamat Gandhi, le Président de la République a souligné la « place de choix » accordée à la gouvernance juridique et judiciaire dans le Programme de Renaissance, réitérant son engagement à apporter des réponses aux principaux défis auxquels la justice est confrontée et à lutter résolument contre la corruption en milieu judiciaire.

Les attentes des citoyens vis-à-vis du juge notamment son indépendance, un « statut valorisé » mettant son autorité à l’abri des facteurs d’influence corruptive, le traitement relativement décent accordé au juge, la poursuite des efforts pour assurer « la probité du juge, gage d’une justice sûre », ont été évoqués par le Chef de l’Etat dans son discours.

Le public présent à la rentrée solennelle

« Pour mieux jouer son rôle, dans la construction de l’Etat de droit, la justice doit aussi être dotée de moyens suffisants, et c’est ce que nous nous efforçons de réaliser en améliorant progressivement le budget du Ministère de la Justice », a affirmé le Président de la République.

SEM Mohamed Bazoum a par ailleurs insisté sur le fait qu’il ne s’agit pas pour le magistrat de « disposer d’un pouvoir, de déclarer ce pouvoir indépendant », appelant les magistrats à « des efforts personnels pour que l’éthique de l’indépendance du pouvoir judiciaire revête tout son sens. »

Il s’agit pour le juge, d’assumer pleinement son rôle, « celui d’appliquer la loi telle qu’elle est, sans autre considération », « traiter de la même façon » tous ceux à qui s’applique la même règle, a poursuivi le Chef de l’Etat. « Le juge n’est pas au service du pouvoir qu’il l’a nommé, il est au service de la justice », a-t-il affirmé.

Source : Présidence de la République du Niger

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