Politique

24 femmes au parlement à partir de la 9e législature au Bénin : L’assourdissant silence des femmes dans l’Atacora et la Donga

Le 8 janvier 2023, les béninois se rendront aux urnes pour élire leurs représentants à l’Assemblée Nationale. En considération de la loi constitutionnelle, au moins une femme doit représenter chacune des 24 circonscriptions électorales que compte le Bénin. Force est de constater pourtant que dans certains départements, la quasi absence des femmes leaders dans les mouvements politiques bat toujours son plein.

Chaque circonscription électorale, une femme. C’est une obligation de la loi. Mais cette décision est loin d’être synonyme d’une nomination. Il s’agit bel et bien d’élections libres et transparentes. Ainsi, dans l’Atacora et la Donga, cette affaire de “24 femmes au parlement ” semble passée inaperçue. Puisqu’ à présent, il est difficile de distinguer les grandes têtes féminines susceptibles d’être envoyées à l’hémicycle en janvier 2023. Quelque soit leur poste dans le positionnement elles doivent montrer au peuple qu’elles sont prêtes pour la victoire. Il faut qu’elles mouillent le maillot sur le terrain.

Aucune femme dans ces deux départements du septentrion n’a jusque là sorti le grand jeu ni même affiché une véritable posture de leader. Ce qui pourrait inquiéter les militants et sympathisants de ces contrées. C’est vrai, la politique n’a pas d’âge, ni de sexe. Et c’est justement pour corriger l’inégalité dû à la faible représentativité des femmes au parlement que le gouvernement de la rupture a initié la loi sur la représentation de la femme.  Ce qui devrait être une source de motivation chez les femmes dans les villes et villages à la conquête du pouvoir législatif. Mais ça dort trop dans cette partie du pays. Les femmes leaders n’ont véritablement pas manifesté un vif engouement  pour l’Assemblée Nationale. 

Et pourtant des tournées politiques ont été effectuées dans pratiquement toutes les circonscriptions électorales par tous les partis politiques qui se disent prêts pour le 8 janvier prochain. Normalement, à l’heure actuelle, dans les 4 circonscriptions électorales que comptent ces deux départements, il devrait y avoir ou on devrait sentir tout au moins la visibilité exceptionnelle de la femme. 

Au contraire, c’est le camouflage politique qui y règne. Elles sont pratiquement absentes laissant place aux hommes dans la bataille.  Elles doivent s’élever et prouver leur engagement au peuple, qu’elles sont prêtes pour la course. Même si sur les 109 sièges au parlement, 24 sont réservés à la gent féminine, il faut qu’elles se mettent dans la cadence politique et travaillent pour mériter d’y siéger.

Nicaise TIYANA

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