Politique

Bénin/Rencontre politique : Guy Dossou Mitokpè à cœur ouvert avec les jeunes

(« Je suis toujours le même », dit l’Honorable)

 

Guy Dossou Mitokpè (MDG, comme aiment à l’appeler certains de ses proches), trois mois après sa démission du Parti ‘’Restaurer l’Espoir’’ où il a milité pendant une quinzaine d’années, était ce dimanche 24 juillet 2022 face aux jeunes de Cotonou, précisément ceux de Gbégamey, pour s’entretenir avec sur ses choix, sa position actuelle et son avenir dans l’arène politique béninoise.     

Une rencontre à l’allure d’explications avec sa base politique, si s’en était pas une, elle en avait en tout cas tout l’air. L’He Guy Dossou Mitokpè a rencontré les jeunes de la seizième circonscription électorale, circonscription dans laquelle il avait été élu député à l’Assemblée Nationale, septième législature, aux côtés de son mentor politique Candide Armand-Marie Azannaï du parti duquel il a démissionné le 12 avril 2022 dernier après quinze ans de militantisme empreint de discipline à la ligne et aux idéaux du parti, de loyauté et de fidélité.

Son départ de ‘’Restaurer l’Espoir’’ de même que sa future destination politique ont suscité et continuent de susciter des remous dans l’opinion publique. Où atterrira Guy Dossou Mitokpè ? C’est la question que se posent tous les acteurs et observateurs de la scène politique béninoise. C’est pour répondre à cette question qu’il est allé à la rencontre des jeunes de sa circonscription électorale, des jeunes de sa base politique.

Langage de vérité

Jeune lui-même, il s’est entretenu sans langue de bois avec ses pairs. Jeune pour jeunes, dirait-on. Pour planter le décor : « on ne peut construire aucune action solide, aucune action durable si on ne parle pas aux jeunes », dixit l’He Mitokpè. C’est ensuite qu’il poursuit en sensibilisant ces derniers sortis massivement pour écouter leur idole sur les raisons pour lesquelles l’on doit s’engager en politique et l’opportunité qu’offre aujourd’hui la loi.

Ainsi désormais au Bénin, l’on peut prétendre représenter le peuple à l’Assemblée Nationale à partir de 25 ans. S’appuyant sur son exemple, il a fait comprendre aux jeunes comme lui que ce n’est pas impossible. Tout au contraire, la chose est bien possible. « Je ne suis pas un héritier politique. Je n’ai pas bénéficié d’un héritage politique », a déclaré MDG, rappelant au passage qu’il est issu lui aussi d’une famille très modeste comme la plupart des jeunes à qui  il s’adresse.

« Les élections de 2023 comptent »

Cela étant dit, il a ensuite fait comprendre aux jeunes que : « ceux qui ont l’action publique détiennent votre avenir », dira-t-il. Pour lui, les jeunes qui sont pour la plupart du temps débordants d’énergie ne doivent pas seulement se contenter d’être de simples électeurs, l’échelle par laquelle on accède au pinacle. Ils ont le devoir, a-t-il soutenu, de s’engager politiquement.

« Lorsque qu’on a l’âge que vous avez et que vous refusez de vous engager, il y a des gens qui s’engageront à votre place », leur a-t-il dit. A l’en croire, le jeune peut apprendre en militant dans un parti politique le leadership qui lui permettra d’être un bon entrepreneur. Chose importante et comme pour leur dire qu’ils ont la possibilité d’expérimenter ce qu’il leur déclare, il les invite à se préparer pour le rendez-vous des élections législatives du début de l’année prochaine. « Les élections de 2023 comptent » leur a-t-il lancé.

Avenir politique

A ceux qui s’interrogent et s’inquiètent même sur son avenir politique, Guy Dossou Mitokpè répond : « je n’ai pas changé. Le combat que j’ai mené, c’est le même combat que je continue de mener ». Se voulant encore plus rassurant, il déclare : « je n’étais pas dans le mauvais rôle et je ferai l’effort pour ne pas être dans le mauvais ». Il ajoute même : « je ne vais pas me fourvoyer ». Il le martèle à nouveau dans une expression et une phrase culte : « je suis toujours le même ». 

Selon lui, il y a encore des raisons de faire la lutte. Mais précision de taille : « mon combat n’était pas pour que Talon échoue. Mon combat était que les balises de la démocratie, que les règles soient respectées », a-t-il affirmé. Il ajoute encore : « le patriotisme n’a pas de parti politique ». « Ce qui nous lie, c’est le Bénin. Ce qui compte c’est le Bénin.  Ne détestez jamais le Bénin », dira-t-il pour conclure.

Zek Adjitchè ALAFAÏ

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