Politique

Adhésion du Gabon et du Togo au Commonwealth : Deux États aux destins croisés

(Preuve d'une ambition sur mesure d’Ali BONGO et de Faure Gnassingbé pour leurs pays)

Loin de l’opinion des oiseaux de mauvais augure qui pensent et disent du mal de ce pas historique posé par  le Gabon et le Togo, l’acte est de bravoure et de conscience moderne. Un adage africain enseigne qu’il faut goûter à la sauce de la voisine avant d’apprécier celle de sa propre mère.

La bonne nouvelle est tombée le samedi 25 Juin dernier à la clôture du sommet des États membres du Commonwealth qui a eu lieu au Rwanda.

« Nous avons admis le Gabon et le Togo comme nouveaux membres, et nous leur souhaitons tous la bienvenue dans la famille du Commonwealth », a déclaré le président rwandais Paul Kagamé lors de la conférence de presse de clôture.

Une nouvelle qui vient ainsi réconforter l’ambassadeur du Gabon au Ghana, SEM Sayid Abeloko qui quelques jours plus tôt, plus précisément le Jeudi 16 Juin 2022 a présenté ses lettres de créance au Chef de l’État Ghanéen comme ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire.

Le Gabon et le Togo suivent ainsi le pas du Rwanda qui a rejoint le Commonwealth en 2009. Cela porte alors le nombre de Pays francophones membres à trois. 

C’est d’ailleurs une fierté pour le Président Ali BONGO qui a déclaré que le Gabon écrivait l’histoire en rejoignant le Commonwealth. Il écrit,  » Soixante deux ans après son indépendance, notre pays s’apprête à ouvrir un nouveau chapitre de son histoire ».

 Le  Commonwealth, il faut le noter, c’est 2,5 milliards de consommateurs, offrant de nouvelles opportunités économiques et éducatives. Le Commonwealth, c’est avoir comme langue de base l’anglais, une langue recommandée pour les affaires à travers le monde. C’est également l’opportunité  d’étendre son réseau diplomatique, politique et économique  et de se rapprocher du monde anglophone.

La force du Commonwealth réside aussi dans l’absence de toute tutelle politique et administrative, et de liens économiques préférentiels. Sa charte se réduit à un engagement en faveur de la démocratie et l’état de droit, pratiqué par la majorité de ses membres.

François DJANDJO (Le Point)

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