Politique

Mali/ Transition politique : La loi électorale votée et promulguée

(Le médiateur Goodluck Jonathan et le commissaire Awagbe Francis Behanzin à la manœuvre)

La sortie de crise n’est plus loin au Mali. Mis sous sanctions  par la Cedeao depuis le coup d’État des hommes du Colonel Assimi Goita, le  Mali retrouve peu à peu le chemin de la normalité. Le médiateur de la Cédéao pour le Mali, l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan de son récent voyage effectué du 23 au 24 Juin dernier repartira satisfait, après des échanges discrets et fructueux avec Assimi Goita. 

Beaucoup doutaient de la réussite de la transition politique au Mali, vu l’intransigeance de la junte malienne face aux sanctions de la Cedeao. Mais, c’est sans compter avec la dextérité du médiateur de la Cedeao, l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan, et de l’intelligence pratique du Général Awagbe Francis Behanzin, Commissaire aux affaires politiques, paix et sécurité.

 L’équipe de médiation de la Cedeao a mené une mission discrète au Mali, pour arrondir les angles autour des derniers développements de l’actualité malienne.  Loin des caméras, et dans une totale discrétion, la délégation s’est entretenue avec les différentes autorités de la transition, histoire d’accorder les violons et d’aboutir à une sortie de crise. Ainsi, sous la férule  du médiateur et avec toute son  expertise et l’engagement du commissaire Awagbe Francis Behanzin, une nouvelle loi électorale vient d’être votée. 

Elle a été votée à une écrasante majorité par le Conseil national de transition (CNT), donnant au pays une véritable boussole pour aborder la fin de la transition. Une loi aussitôt promulguée par le président de la transition.  Ceci est la preuve palpable que la Cedeao ne reste pas loin de ses États membres. 

Désormais, la société civile malienne, la junte et les hommes politiques, sont face à leurs responsabilités devant l’histoire. A son départ du Mali ce vendredi, Goodluck Jonathan a confié à la presse,  avoir « noté les actions des autorités vers un calendrier électoral viable, et des  efforts notables pour un retour à l’ordre constitutionnel. » Il est à noter avec satisfaction, que le gouvernement malien a déjà entamé des consultations avec  les partis politiques et la société civile sur le chronogramme des prochaines réformes institutionnelles et  des futures élections. 

Cette discrète visite de Goodluck Jonathan à Bamako est survenue dans la dernière ligne droite avant le sommet du 3 juillet prochain. Les chefs d’États de la Cédéao décideront donc, face aux nouvelles évolutions,   d’une éventuelle levée des sanctions économiques et financières qui pèsent sur le Mali depuis le mois de janvier.

Rappellons qu’au  début de ce mois, les autorités maliennes ont unilatéralement prolongé la transition de deux ans –jusqu’à mars 2024-, par décret présidentiel.

 François DJANDJO (Le Point)

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