Politique

A la COP 15 : Mohamed Bazoum plaide pour « une gestion durable et solidaire des terres arables »

Participant à la 15ème Conférence des Partis (COP 15) de la convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification et la Sècheresse à Abidjan, le Chef de l’Etat Nigérien Mohamed Bazoum a prononcé un discours à la cérémonie officielle d’ouverture ce lundi 09 mai 2022.

Pays sahélien, une bonne partie du territoire nigérien est recouvert par le désert. Pourtant, « 80% de la population nigérienne vit de l’agriculture » fera remarquer Mohamed Bazoum dans le discours qu’il a donné à la COP 15 qui se tient à Abidjan du 09 au 20 mai 2022. « L’économie de mon pays repose en très grande partie sur le secteur rural », avouera le Président la République du Niger.

Les Chefs d’Etat partà la COP15

Prenant la pleine conscience de cette réalité qui induit « la dégradation des terres et du changement climatique », le pays et ses autorités ont initié certaines mesures : « l’organisation régulière, d’un Concours National de Lutte Contre la désertification primant les meilleurs producteurs ruraux ; la promotion de la Régénération Naturelle Assistée ». Les résultats et impacts ne se sont pas fait attendre. « Depuis 2011 nos services sont engagés dans la restauration annuelle de 213 000 hectares de terre, pour combler la perte annuelle de terres arables estimée à 100 000 hectares », a déclaré Mohamed Bazoum. La pratique de la régénération naturelle assistée et tous les autres efforts du Niger sont salués par plusieurs institutions scientifiques de renom, affirmera le Chef de l’Etat Nigérien, non sans une once de fierté.

Vœux et propositions concrètes

Mohamed Bazoum ne s’est pas limité à énumérer les actions et efforts pour renforcer la résilience du Niger aux changements climatiques. II a fait de concrètes et pertinentes propositions avant de formuler son vœu.

Participants à la COP15

S’adressant à ses pairs, il affirmera : « Il nous faut donc concentrer nos actions dans la restauration, l’entretien, le réaménagement, la gestion durable et solidaire des terres arables afin de renforcer notre résilience aux changements climatiques, sécuriser nos ressources en biodiversité, améliorer notre sécurité alimentaire, générer des revenus et des emplois au profit du monde rural, et ainsi, permettre de combattre efficacement les migrations irrégulières et le terrorisme ». Il ajoutera : « les actions de remise en état de nos biotopes et de nos écosystèmes dégradés demeurent essentielles pour stabiliser les communautés vulnérables ».

« Mon vœu le plus ardent est de voir le présent Sommet proposer des solutions outillées en vue de donner plus de sens et de contenus opérationnels à la « Décennie de la Restauration des Ecosystèmes 2021-2030 » adoptée par les Nations Unies », conclura Mohamed Bazoum.

Zek Adjitchè ALAFAÏ

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