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« Mémoires du chaudron » : L’He Guy Dossou Mitokpè salue le génie de Tiburce Adagbé

« Mémoires du chaudron », le feuilleton politico-littéraire qui a tenu en haleine, il y a de cela deux ans, durant des mois, des milliers d’internautes béninois, est finalement sorti aux éditions « Encrages » sous la forme d’un essai. L’ouvrage de plus de 600 pages qui était très attendu a été lancé dans l’après-midi du jeudi 12 novembre 2020 dernier à Canal Olympia et a réuni un parterre d’invités parmi lesquels l’He Guy Dossou Mitokpè.

Dans cet entretien, il salue une œuvre de bonne facture léguée à la postérité, le génie et la muse prolifique de l’auteur Tiburce Adagbé, journaliste puis communicateur, proche collaborateur de l’ancien Président Boni Yayi, qui, en bon historien des faits, a su relaté, dans un style à couper le souffle, les péripéties de la conquête du pouvoir d’Etat par ce dernier. Pour l’He Guy Dossou Mitokpè, c’est tout simplement « fantastique ». Lire l’intégralité de l’interview accordée à « Bénin Regard » « L’œil Républicain » et « le Sanctuaire du Messager ».   

Le Sanctuaire du Messager (SDM) : He Bonsoir

Mitokpè Dossou Guy (MDG) : Bonsoir Monsieur le journaliste

SDM : Vous assistez cet après-midi au lancement d’un essai politique vraiment à succès, qui a déjà fait ses preuves sur les réseaux sociaux. Et disons que l’édition n’est que le témoignage de ce que cet ouvrage était demandé au sein du public. Alors qu’est ce que vous pensez de l’ouvrage dont l’auteur est aussi un jeune comme vous ?  

MDG : Je trouve quand même que comme il a été dit tout à l’heure, ce n’est pas de nos habitudes de faire des essais politiques en Afrique d’une manière générale et plus précisément au Bénin dans notre pays. C’est vrai qu’avant Tiburce Adagbé, il y a eu déjà des essais politiques. C’est-à-dire, des personnalités ou des journalistes qui se sont permis de narrer le déroulement d’u certain nombre de faits politiques. Mais, le présent essai politique, « Mémoires du chaudron », je crois quand même que c’est fantastique parce que la chance que nous avons en décryptant le présent ouvrage, c’est qu’il a eu la bonne intelligence, la bonne vision de le faire lire jusqu’au centième numéro sur les réseaux. C’est-à-dire que la plupart des gens se sont habitués à l’œuvre avant même sa sortie aujourd’hui. Donc pour ceux qui l’on lu, les détails, la qualité de l’écriture, le niveau de langue et tout le reste, je crois quand même que c’était assez bien apprécié par la plupart de nos concitoyens. Donc, pour nous aujourd’hui, la concrétisation de ce que nous avons lu jusqu’au centième numéro en un livre aujourd’hui, il y avait de quoi à ce que nous puissions nous déplacer non seulement pour encourager l’auteur mais aussi pour être un témoin vivant de ce qui s’est déroulé et de ce qui continue.

SDM : Etre un témoin vivant de ce qui s’est déroulé et de ce qui continue. Tiburce Adagbé était dans les coulisses de la conquête du pouvoir. On sait que vous aussi, en 2006, vous avez joué votre partition pour l’arrivée du Chef de l’Etat au pouvoir. Il y avait aussi qu’avec votre parti « Restaurer l’Espoir », vous avez aussi été du navire à un moment donné. Alors, quel regard rétrospectif, à travers cet essai-là qui sort, jetez-vous sur la conquête du pouvoir d’Etat, sa gestion de façon globale, que ce soit au temps du Président Yayi Boni que du Président Patrice Talon ? 

MDG : Effectivement, en son temps, je crois quand même que nous avions été aussi témoin ce qui s’était réellement passé. Mais ici, il ne s’agit pas uniquement de 2006. Les faits remontent bien avant 2006. 2006 était carrément la concrétisation, l’aboutissement de la stratégie de conquête du pouvoir. Mais je crois qu’ici l’auteur va bien en arrière. Personnellement, je crois qu’avec le Président Candide Azannaï, il y a des démarches qui avaient été menées en son temps pour que le candidat Yayi Boni puisse être Président de la République. Moi, j’ai été un acteur mais pas forcement dans le secret des choses. J’ai travaillé beaucoup plus dans la discipline de groupe, étant Secrétaire Général du Parti « Restaurer l’Espoir ». C’est vrai que le parti n’était pas encore né mais étant proche du Président Candide Azannaï. Et après la conquête du pouvoir, dans le courant de l’année 2006, le Parti a vu le jour et jusqu’aujourd’hui, j’en suis le Secrétaire Général. C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles on se dit qu’il faut véritablement assister au lancement et à la présentation de cet essai politique et encourager l’auteur. Parce qu’il faut encourager désormais nos concitoyens à garder les traces de ce qui a été. Parce que ce qui a été permet d’éviter ce qui vient.

SDM : Est-ce qu’on peut espérer dans l’avenir que l’He Mitokpè puisse quand même aussi témoigner à travers un essai de ses expériences en matière politique ? 

MDG : Les hommes politiques, d’une manière générale, laissent des mémoires, mais après un parcours bien fourni, pour la postérité, pour que les uns et les autres puissent s’en inspirer. Je ne suis qu’au début de ma carrière politique. Je ne saurai parler de laisser de mémoire aujourd’hui. Donc je crois que le temps fera son œuvre et nous donnera certainement raison. Mais il est toujours bon, il est toujours préférable, pour les peuples, pour les générations à venir que les hommes politiques puissent laisser des mémoires.

SDM : Dernière question. Vous êtes quand même aujourd’hui l’un des jeunes en qui la nouvelle génération s’identifie. Elle pense que vous avez un avenir politique doré tout droit tracé. Le Ministre de la Culture, Jean Michel Abimbola, vous a apostrophé tout à l’heure sur une certaine pétition. Qu’en dites-vous ?

 MDG : (rires)Je suis fondamentalement chrétien et croyant. Je dirai que tout vient à point nommé pour ceux qui laissent leur destinée entre les mains du Seigneur. Je ne suis qu’un humain. Je travaille sur les bases de ce que je crois être bien pour moi-même et pour mon peuple. Et quand à ce que le pays le reconnaîtra demain, c’est entre les mains de Dieu. Mais, on ne le fait pas parce qu’on est à la conquête d’un quelconque pouvoir. On le fait parce qu’on croit qu’on est en train de contribuer à l’avancement de notre pays. C’est ce qui compte pour moi surtout.

Zek Adjitchè ALAFAÏ

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