Politique

Exigences de Sacca Lafia avant de reconnaitre le parti FCBE : La « chicane de trop », selon Nouréni Atchadé

Les exigences posées par le Ministère de l’intérieur avant de reconnaitre l’existence juridique du parti Force Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE) ne sont pas du goût de ses dirigeants. Ils l’ont fait savoir dans une déclaration qu’ils ont rendu public dans la soirée du dimanche 21 juillet 2019. Ils considèrent que de pareilles exigences ne sont que l’expression d’une « chicane de trop » du Ministre Sacca Lafia et de son Chef, le Président de la République Patrice Talon. 

C’est pour mettre fin à la polémique qui s’enfle et qui fait état d’un supposé « deal » entre le Ministère de l’intérieur et les dirigeants du parti Force Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE) que ces derniers ont organisé un point de presse hier dimanche pour éclairer la lanterne de leurs militants et lever tout équivoque sur une quelconque compromission avec le pouvoir en place.

La position du parti est clair et sans ambages : « le parti FCBE garde intacte la composition de son bureau exécutif » et n’entend pas se départir de ses militants et ténors « qui ont maille à partir avec la justice » béninoise. Pour eux, « la demande du Ministre Sacca Lafia, en plus d’être illégal et arbitraire, est une injure faite au parti » FCBE. « Aucune loi de la République n’empêche tout fils ou toute fille de ce pays qui ne fait l’objet d’aucune condamnation par la justice, d’être membre d’un organe dirigeant d’un parti politique » a déclaré Nouréni Atchadé, porte-parole du parti.

Il poursuit : « accéder à cette exigence revient à renoncer à la présomption, principe selon lequel  toute personne, qui se voit reprocher une infraction, est réputée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement démontrée ». Le comble, selon Nouréni Atchadé, revient « à donner le pouvoir au Ministre Sacca Lafia de désigner qui peut être ou non, dirigeant du parti FCBE, si jamais le parti accédait à cette exigence.

Le parti FCBE, par la voix de son porte-parole, s’insurge donc contre ce qu’il qualifie d’une « énième violation de notre constitution du 11 décembre 1990 et des textes qui régissent la République ». Plus grave, Nouréni Atchadé considère que cette tendance est de nature à prendre « les désidératas du Président Patrice Talon, comme lois de la République ». Il prévient que son parti n’ira donc pas en congrès mais entend bientôt faire les formalités devant le Ministère de l’Intérieur, pour son enregistrement officiel en tant que parti d’opposition.

Reste maintenant l’appréciation que fera Sacca Lafia de la position du parti FCBE de ne pas se départir de Komi Koutché, Valentin Djènontin, Idrissou Bako et autres. Wait and see jusqu’où mènera le game.

Zek Adjitchè ALAFAÏ

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page