Politique

Libération du domicile de Yayi Boni : Le Comité national de la résistance se félicite du « dénouement »

Le Comité National de la Résistance (CNR) a organisé, dans l’après-midi du mercredi 26 juin 2019 à son siège à Cotonou, un point de presse pour analyser la situation politique nationale et les récents évènements survenus au Bénin. Cinq sujets étaient au menu de l’échange avec les acteurs des médias.

La « tragédie qui secoue actuellement l’histoire politique du Bénin et la responsabilité personnelle et tangible du Président de la République Patrice Talon », sa « prétendue » main tendue à tous les acteurs politiques, l’escalade des violences sur les paisibles populations, l’appel du Comité National de la Résistance (CNR) et bien entendu la démilitarisation du domicile de l’ancien Chef de l’Etat Thomas Boni Yayi. Voici les cinq points qui étaient au menu de la déclaration de presse qu’a rendu public le CNR hier à son siège de Vidolé.

Sur le dernier point sus cité, le CNR s’est félicité la démilitarisation du domicile de Boni Yayi. Pour les membres de ce comité, l’ancien président de la République, après près de deux mois de « séquestration arbitraire et sauvage»  à son propre domicile, n’a été finalement libéré que sous la pression du vaillant peuple béninois et de la communauté internationale. Ils ont alors félicité, par la voix de l’He Eric Houndété le Président Boni Yayi « pour le courage et l’abnégation dont il a fait preuve durant cette douloureuse épreuve ». Ils n’ont également pas manqué de rendre « un vibrant hommage à tous les martyrs qui sont tombés à Cotonou, à Kandi, à Kilibo, à Tchaourou et à Savè ».

L’He Eric Houndété a revenu, dans sa déclaration, sur la chronologie des faits et rappelé le contexte qui a amené le régime en place à encercler et à militariser le domicile de l’ancien Président Boni Yayi. Selon lui, « c’est pendant que la résistance, ses militants et personnalités, y compris le Président Boni Yayi, menaient la lutte pour la restauration de la liberté et de l’Etat de droit et surtout pour une élection législative inclusive que le pouvoir du Président Patrice Talon a séquestré ce dernier dans les liens de son propre domicile pendant près de deux mois en violation flagrante de notre droit positif, des valeurs et droits fondamentaux inaliénables à toute personne humaine ».

A l’en croire, au-delà de « tous les sacrifices nécessaires », le peuple béninois est déterminé « à recouvrer sa dignité arrachée, sa démocratie embastillée, sa liberté confisquée et sa justice banalisée et humiliée ». Et pour lui, une seule issue reste encore au peuple pour sa franchise : la résistance. C’est pourquoi le CNR entend la mener jusqu’au bout avec tous les patriotes et les amis du Bénin.   

Zek Adjitchè ALAFAÏ

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Un commentaire

  1. Très honorables personnalités de cette nation, salut.
    C’est vrai que vos continuent d’avoir leurs sens puisque légitimes pour une cause commune. Le Chef de l’Etat , Président élu au suffrage universel et, selon les textes de la loi fondamentale reconnaît cette urgence.
    C’est pourquoi en son temps il avait invité le président de l’Assemblée nationale à travailler à une certaine inclusion pour élections législatives du 28/04/19. Mais hélas le mal n’était loin. D’où les désagréments…
    Je me demande en vous interpellant, quels sont , aujourd’hui,les moyens que vous avez, moyens matériels, humains, moyens institutionnels, pour rétablir ces légalités que l’on a pu ignorer à tort ou à raison ? Certain que le Président de la République n’a plus les moyens à son niveau.
    Du courage

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Libération du domicile de Yayi Boni : Le Comité national de la résistance se félicite du « dénouement »

Le Comité National de la Résistance (CNR) a organisé, dans l’après-midi du mercredi 26 juin 2019 à son siège à Cotonou, un point de presse pour analyser la situation politique nationale et les récents évènements survenus au Bénin. Cinq sujets étaient au menu de l’échange avec les acteurs des médias.

La « tragédie qui secoue actuellement l’histoire politique du Bénin et la responsabilité personnelle et tangible du Président de la République Patrice Talon », sa « prétendue » main tendue à tous les acteurs politiques, l’escalade des violences sur les paisibles populations, l’appel du Comité National de la Résistance (CNR) et bien entendu la démilitarisation du domicile de l’ancien Chef de l’Etat Thomas Boni Yayi. Voici les cinq points qui étaient au menu de la déclaration de presse qu’a rendu public le CNR hier à son siège de Vidolé.

Sur le dernier point sus cité, le CNR s’est félicité la démilitarisation du domicile de Boni Yayi. Pour les membres de ce comité, l’ancien président de la République, après près de deux mois de « séquestration arbitraire et sauvage»  à son propre domicile, n’a été finalement libéré que sous la pression du vaillant peuple béninois et de la communauté internationale. Ils ont alors félicité, par la voix de l’He Eric Houndété le Président Boni Yayi « pour le courage et l’abnégation dont il a fait preuve durant cette douloureuse épreuve ». Ils n’ont également pas manqué de rendre « un vibrant hommage à tous les martyrs qui sont tombés à Cotonou, à Kandi, à Kilibo, à Tchaourou et à Savè ».

L’He Eric Houndété a revenu, dans sa déclaration, sur la chronologie des faits et rappelé le contexte qui a amené le régime en place à encercler et à militariser le domicile de l’ancien Président Boni Yayi. Selon lui, « c’est pendant que la résistance, ses militants et personnalités, y compris le Président Boni Yayi, menaient la lutte pour la restauration de la liberté et de l’Etat de droit et surtout pour une élection législative inclusive que le pouvoir du Président Patrice Talon a séquestré ce dernier dans les liens de son propre domicile pendant près de deux mois en violation flagrante de notre droit positif, des valeurs et droits fondamentaux inaliénables à toute personne humaine ».

A l’en croire, au-delà de « tous les sacrifices nécessaires », le peuple béninois est déterminé « à recouvrer sa dignité arrachée, sa démocratie embastillée, sa liberté confisquée et sa justice banalisée et humiliée ». Et pour lui, une seule issue reste encore au peuple pour sa franchise : la résistance. C’est pourquoi le CNR entend la mener jusqu’au bout avec tous les patriotes et les amis du Bénin.   

Zek Adjitchè ALAFAÏ

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  1. Très honorables personnalités de cette nation, salut.
    C’est vrai que vos continuent d’avoir leurs sens puisque légitimes pour une cause commune. Le Chef de l’Etat , Président élu au suffrage universel et, selon les textes de la loi fondamentale reconnaît cette urgence.
    C’est pourquoi en son temps il avait invité le président de l’Assemblée nationale à travailler à une certaine inclusion pour élections législatives du 28/04/19. Mais hélas le mal n’était loin. D’où les désagréments…
    Je me demande en vous interpellant, quels sont , aujourd’hui,les moyens que vous avez, moyens matériels, humains, moyens institutionnels, pour rétablir ces légalités que l’on a pu ignorer à tort ou à raison ? Certain que le Président de la République n’a plus les moyens à son niveau.
    Du courage

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