Politique

Bénin/Crise politique profonde : Le parti FCBE lance un « S.O.S à pays en danger »

La crise politique profonde qui secoue le Bénin préoccupe fortement le bureau politique du parti Force Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE). C’est pourquoi il a organisé un point de presse dans l’après-midi du mercredi 22 mai 2019 à son siège pour inviter ses militants « à la poursuite de la résistance pour le rétablissement de la démocratie et l’Etat de droit ». Le parti a également saisi l’occasion pour lancer un appel à « assistance à pays en danger à l’endroit des forces vives de la nation et de la communauté internationale.

Dans un premier temps, le parti Force Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE) a par la voix de son 4ème secrétaire exécutif national adjoint, Alassane Tigri présenté le tableau clinique de la situation politique actuelle du Bénin. Un tableau qu’il juge « sombre ». « Le Bénin aujourd’hui est un pays sinistré où démocratie, Etat de droit, droits de l’homme sont en état avancé de putréfaction » a-t-il déclaré. C’est alors qu’il a fait un bref rappel des évènements qui ont marqué le pays ces derniers mois.

« Par un coup de force particulièrement meurtrier, le Président Talon a confisqué le parlement en nommant 83 préposés prêts à lui obéir au doigt et à l’œil » a-t-il rappelé avant de poursuivre : « Dans ce processus électoral exclusif de l’opposition, il aura fait gazer deux anciens Chefs d’Etat, envoyé en exil le fils de l’un et séquestrer depuis le 1er mai l’autre qui ne peut ni sortir, ni recevoir ses parents, ses collaborateurs à sa résidence encerclée de militaires, de policiers et d’engins de guerre. Les 1er et 2 mai ont connu à Cadjèhoun et Kandi des tueries par tirs à balles réelles contre les populations non armées occasionnant une dizaine de mort ».

Il a expliqué que « depuis lors, les arrestations d’opposants ou de toute personne suspectée de ne pas partager la pensée unique que tente d’imposer le pouvoir se multiplient. Les jeunes qui constituent la cible préférée sont embastillés ou contraints à la clandestinité et à l’exil pour gonfler le nombre sans cesse croissant des indésirables du pouvoir du président Patrice Talon ».

Pour lui donc, le mal dont souffre le Bénin « ne peut plus être traité avec dilettantisme » et mériterait un traitement de choc. Il nécessite, à l’en croire, « une concentration des efforts de toutes les instances de la communauté nationale, internationale, la société civile nationale, africaine et internationale et de tout le peuple béninois ». Il invite d’ailleurs ce peuple béninois à « refuser de céder à la fatalité et s’inscrire résolument dans la résistance » afin de rétablir la démocratie et de l’Etat de droit au Bénin.

« Nos militants doivent faire preuve d’abnégation, d’esprit de sacrifice et de créativité pour inventer toute forme légale de lutte capable de nous faire vaincre la dictature et de renouer avec les acquis de la conférence des forces vives de la nation » de 1990, a-t-il déclaré. A l’endroit de la communauté internationale, il l’invite à réagir et la supplie à venir au secours du Bénin, jadis «fleuron de la démocratie » et des droits de l’homme en Afrique.

« La situation du Bénin appelle la communauté internationale à oser une ingérence humanitaire. Que le Bénin devient un pays prioritaire de concentration de ses efforts. C’est un S.O.S, un cri de cœur, un appel à assistance à pays en danger que nous lançons à la communauté internationale, la société civile nationale, africaine et internationale » a demandé Alassane Tigri.

Les institutions et instances internationales interpellés sauront certainement trouver la bonne formule pour répondre aux préoccupations des cadres et responsables du parti FCBE qui espère sortir le Bénin « du creux de la vague » avec leur aide.


Zek Adjitchè ALAFAÏ

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