Politique

Responsabilité de la crise postélectorale : Les questions du parti FCBE aux têtes couronnées

Le parti Force Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE) a organisé dans l’après-midi de ce  mercredi 15 mai 2019 un point de presse pour s’adresser aux têtes couronnées et autorités religieuses dans leur ensemble mais principalement à celles qui sont montées au créneau, il y a quelques jours, pour se prononcer sur les incidents qui ont eu lieu les 1er et 2 mai 2019 dans les environs du domicile de l’ancien Chef de l’Etat Boni Yayi. Après avoir rappelé les faits, Alassane Tigri a posé un certain nombre de questions à ces autorités morales partiales qui, à l’en croire, se sont laissées tromper par l’instigateur de leur sortie.  

Dans une déclaration rendu public par la voix de l’un de ses secrétaires exécutifs, Alassane Tigri, le parti Force Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE) s’est dit « éberlué » par la « réaction dénuée de retenus » d’un certain nombre de têtes couronnées et autorités religieuses qui ont pris le parti de l’instigateur de leur sortie en condamnant « sans ambages l’opposition comme l’instigatrice de violence et d’incitation des populations aux actes de vandalisme » les 1er et 2 mai derniers.

Tout en considérant que ces autorités morales se sont certainement laissées trompées, Alassane Tigri et le parti FCBE leur ont rappelé le rôle qui doit être les siennes avant maintenant de relater les faits. Pour lui, de telles autorités morales sont « normalement enclines à la prudence, l’impartialité et à la sagesse ».

Récit des faits

« Qu’il vous souvienne, respectées têtes couronnées et autorités morales, que nonobstant tous les efforts qu’elle a consentis, l’opposition toute entière a été écartée de l’élection du 28 avril 2019 au profit de deux partis du Chef de l’Etat » a déclaré  Alassane Tigri, dans une dynamique pédagogique. Il poursuit : « A la suite du rejet massif de la mascarade électorale par le peuple béninois, tirant les leçons idoines de cette prise de position populaire, les deux anciens Présidents de la République Nicéhore Soglo et Boni Yayi, ont…invité le Président Patrice Talon à annuler ces élections pour en organiser de nouvelles véritablement consensuelles, inclusives et transparentes ».

A l’en croire, en réponse à cette main tendue, le 1er mai « le pouvoir a encerclé la résidence du Président Boni Yayi avec des engins de guerre, dans le dessein évident de l’arrêter au regard des menaces proférées contre sa personne, la veille par les porte-paroles habituels du pouvoir sur des chaînes de radiodiffusion et télévision ». « La réponse des populations… a été de se porter à sa résidence pour protéger leur ancien président et notre démocratie » a-t-il affirmé. « Ce refus de l’injustice et de la mise à mort de la démocratie et des droits de l’homme a conduit, selon lui, à un combat inégal entre, d’un côté les braves populations les mains nues et de l’autre côté, les forces armées tirant à balle réelles ».

Alassane Tigri renseigne que non seulement « cette riposte disproportionnée des forces répressives a coûté au moins 9 morts dans les rangs des manifestants », mais que « depuis lors, la résidence du président Boni Yayi reste en état de siège et connait au jour le jour, des déploiements de militaires, de policiers et d’engins de guerre croissants ». C’est ensuite qu’il leur a posé quelques questions.

Questions aux têtes couronnées et autorités religieuses

« Au vu de tout ce qui précède, respectées têtes couronnées et autorités religieuses, qui de Patrice Talon ou des anciens présidents Nicéphore Soglo et Boni Yayi est à la base des viloences des 1er et 2 mai dernier ? Est-ce le Président Boni Yayi qui a demandé l’encerclement de sa résidence pour qu’on aboutisse au soulèvement spontané des populations arrivées massivement secourir leur ancien président ? Est-ce enfin la première fois dans l’histoire de notre pays que les Béninois se sont précipités aux côtés d’un des leurs qu’ils pensent être arbitrairement inquiété par le pouvoir ? »

Voilà autant de questions auxquelles  le parti FCBE souhaite que ces autorités morales répondent. Il les exhorte d’ailleurs à écouter toutes les tendances avant de prendre une quelconque position. Ceci va de leur crédibilité, a conclu Alassane Tigri.     

Zek Adjitchè ALAFAÏ

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Dans une déclaration rendu public par la voix de l’un de ses secrétaires exécutifs, Alassane Tigri, le parti Force Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE) s’est dit « éberlué » par la « réaction dénuée de retenus » d’un certain nombre de têtes couronnées et autorités religieuses qui ont pris le parti de l’instigateur de leur sortie en condamnant « sans ambages l’opposition comme l’instigatrice de violence et d’incitation des populations aux actes de vandalisme » les 1er et 2 mai derniers.

Tout en considérant que ces autorités morales se sont certainement laissées trompées, Alassane Tigri et le parti FCBE leur ont rappelé le rôle qui doit être les siennes avant maintenant de relater les faits. Pour lui, de telles autorités morales sont « normalement enclines à la prudence, l’impartialité et à la sagesse ».

Récit des faits

« Qu’il vous souvienne, respectées têtes couronnées et autorités morales, que nonobstant tous les efforts qu’elle a consentis, l’opposition toute entière a été écartée de l’élection du 28 avril 2019 au profit de deux partis du Chef de l’Etat » a déclaré  Alassane Tigri, dans une dynamique pédagogique. Il poursuit : « A la suite du rejet massif de la mascarade électorale par le peuple béninois, tirant les leçons idoines de cette prise de position populaire, les deux anciens Présidents de la République Nicéhore Soglo et Boni Yayi, ont…invité le Président Patrice Talon à annuler ces élections pour en organiser de nouvelles véritablement consensuelles, inclusives et transparentes ».

A l’en croire, en réponse à cette main tendue, le 1er mai « le pouvoir a encerclé la résidence du Président Boni Yayi avec des engins de guerre, dans le dessein évident de l’arrêter au regard des menaces proférées contre sa personne, la veille par les porte-paroles habituels du pouvoir sur des chaînes de radiodiffusion et télévision ». « La réponse des populations… a été de se porter à sa résidence pour protéger leur ancien président et notre démocratie » a-t-il affirmé. « Ce refus de l’injustice et de la mise à mort de la démocratie et des droits de l’homme a conduit, selon lui, à un combat inégal entre, d’un côté les braves populations les mains nues et de l’autre côté, les forces armées tirant à balle réelles ».

Alassane Tigri renseigne que non seulement « cette riposte disproportionnée des forces répressives a coûté au moins 9 morts dans les rangs des manifestants », mais que « depuis lors, la résidence du président Boni Yayi reste en état de siège et connait au jour le jour, des déploiements de militaires, de policiers et d’engins de guerre croissants ». C’est ensuite qu’il leur a posé quelques questions.

Questions aux têtes couronnées et autorités religieuses

« Au vu de tout ce qui précède, respectées têtes couronnées et autorités religieuses, qui de Patrice Talon ou des anciens présidents Nicéphore Soglo et Boni Yayi est à la base des viloences des 1er et 2 mai dernier ? Est-ce le Président Boni Yayi qui a demandé l’encerclement de sa résidence pour qu’on aboutisse au soulèvement spontané des populations arrivées massivement secourir leur ancien président ? Est-ce enfin la première fois dans l’histoire de notre pays que les Béninois se sont précipités aux côtés d’un des leurs qu’ils pensent être arbitrairement inquiété par le pouvoir ? »

Voilà autant de questions auxquelles  le parti FCBE souhaite que ces autorités morales répondent. Il les exhorte d’ailleurs à écouter toutes les tendances avant de prendre une quelconque position. Ceci va de leur crédibilité, a conclu Alassane Tigri.     

Zek Adjitchè ALAFAÏ

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