Politique

Décapitation des partis d’opposition à l’ère de la « rupture »: « Il y a un plan ourdi de destruction du parti FCBE » révèle l’He Nouréni Atchadé

L’He Nouréni Atchadé a révélé, il y a quelques jours, qu’il existe un plan ourdi de destruction du parti Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE), de même que la décapitation des partis d’opposition. Un recul démocratique que dénonce avec véhémence le porte-parole du parti.

La première puissance politique avant l’arrivée au pouvoir du président Patrice Talon, les Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE), risque de disparaître les jours et mois à venir. Et pour cause, un plan de destruction est ourdi contre le parti de l’ancien président de la république Boni Yayi. C’est ce qu’a révélé l’Honorable Nouréni Atchadé, le samedi dernier au siège du parti.

« Vous n’êtes pas sans savoir qu’il y a un plan ourdi de destruction du parti FCBE » a déclaré en substance le porte-parole du parti. Il poursuit : « A ce jour, quatre de ses premiers responsables vivent, soit en exil, soit dans la clandestinité. Notre président d’honneur est, quant à lui, quasiment persécuté, parfois même humilié ». C’est là qu’il rappelle que l’actuel locataire du palais de la Marina a retiré à l’ancien Chef de l’Etat Boni Yayi les agents de l’Etat qui étaient affectés à sa sécurité. De plus, le parti, de même que la quasi-totalité des partis de l’opposition ne prendront pas part au scrutin législatif du 28 avril prochain.

Pour l’ l’Honorable Nouréni Atchadé, c’est « la parfaite illustration de la descente aux enfers du Bénin démocratique ». Il dénonce l’interdiction de regroupement  l’opposition et la décapitation programmée des partis d’opposition. « Dans un État de droit, on ne saurait interdire à l’opposition dans son entièreté de se regrouper et de faire des activités politique » s’est-il indigné.

Pendant ce temps, se désole-t-il : « les deux partis du Chef de l’Etat occupent royalement le terrain pour diverses activités politiques faites de meetings, de regroupements non autorisés, de caravanes motorisées ». Il rappelle une fois encore à suffisance que « ces formations du Chef de l’Etat affichaient déjà leurs logos partout, faisaient des sorties ou regroupements politique sans être légalement constituées ». Il se pose alors la question de savoir : « sommes-nous dans la jungle où seule la loi du plus fort est toujours la meilleure ? »  Toute chose qui lui fait dire que « Le Bénin va de mal en pire ».

Face à toutes ces « exactions » que relate Nouréni Atchadé, le parti et lui n’entendent pas baisser les bras. « Le pays FCBE réaffirme son engagement à œuvrer, par tous les moyens légaux, à la réinstauration de la démocratie dans notre pays » a-t-il affirmé avant d’ajouter en guise de conclusion : « C’est la raison pour laquelle, le parti continue de clamer haut et fort qu’il ne saurait avoir d’élections législatives le 28 avril 2019 sans les partis d’opposition ».

Reste maintenant à savoir comment, à moins d’une semaine du scrutin, l’opposition va-t-elle s’y prendre pour résoudre l’équation afin que son exigence ne soit qu’une pure incantation. Wait and see donc.

Zek Adjitchè ALAFAÏ

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Décapitation des partis d’opposition à l’ère de la « rupture »: « Il y a un plan ourdi de destruction du parti FCBE » révèle l’He Nouréni Atchadé

L’He Nouréni Atchadé a révélé, il y a quelques jours, qu’il existe un plan ourdi de destruction du parti Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE), de même que la décapitation des partis d’opposition. Un recul démocratique que dénonce avec véhémence le porte-parole du parti.

La première puissance politique avant l’arrivée au pouvoir du président Patrice Talon, les Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE), risque de disparaître les jours et mois à venir. Et pour cause, un plan de destruction est ourdi contre le parti de l’ancien président de la république Boni Yayi. C’est ce qu’a révélé l’Honorable Nouréni Atchadé, le samedi dernier au siège du parti.

« Vous n’êtes pas sans savoir qu’il y a un plan ourdi de destruction du parti FCBE » a déclaré en substance le porte-parole du parti. Il poursuit : « A ce jour, quatre de ses premiers responsables vivent, soit en exil, soit dans la clandestinité. Notre président d’honneur est, quant à lui, quasiment persécuté, parfois même humilié ». C’est là qu’il rappelle que l’actuel locataire du palais de la Marina a retiré à l’ancien Chef de l’Etat Boni Yayi les agents de l’Etat qui étaient affectés à sa sécurité. De plus, le parti, de même que la quasi-totalité des partis de l’opposition ne prendront pas part au scrutin législatif du 28 avril prochain.

Pour l’ l’Honorable Nouréni Atchadé, c’est « la parfaite illustration de la descente aux enfers du Bénin démocratique ». Il dénonce l’interdiction de regroupement  l’opposition et la décapitation programmée des partis d’opposition. « Dans un État de droit, on ne saurait interdire à l’opposition dans son entièreté de se regrouper et de faire des activités politique » s’est-il indigné.

Pendant ce temps, se désole-t-il : « les deux partis du Chef de l’Etat occupent royalement le terrain pour diverses activités politiques faites de meetings, de regroupements non autorisés, de caravanes motorisées ». Il rappelle une fois encore à suffisance que « ces formations du Chef de l’Etat affichaient déjà leurs logos partout, faisaient des sorties ou regroupements politique sans être légalement constituées ». Il se pose alors la question de savoir : « sommes-nous dans la jungle où seule la loi du plus fort est toujours la meilleure ? »  Toute chose qui lui fait dire que « Le Bénin va de mal en pire ».

Face à toutes ces « exactions » que relate Nouréni Atchadé, le parti et lui n’entendent pas baisser les bras. « Le pays FCBE réaffirme son engagement à œuvrer, par tous les moyens légaux, à la réinstauration de la démocratie dans notre pays » a-t-il affirmé avant d’ajouter en guise de conclusion : « C’est la raison pour laquelle, le parti continue de clamer haut et fort qu’il ne saurait avoir d’élections législatives le 28 avril 2019 sans les partis d’opposition ».

Reste maintenant à savoir comment, à moins d’une semaine du scrutin, l’opposition va-t-elle s’y prendre pour résoudre l’équation afin que son exigence ne soit qu’une pure incantation. Wait and see donc.

Zek Adjitchè ALAFAÏ

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