Economie

ZLECAf : « La prime au bien-être du producteur et du consommateur africain » selon ABS

Augmentation de la productivité, bien-être des consommateurs et même des producteurs, les avantages et les « effets escomptés » de la mise en œuvre de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLZCAf) sont énormes. Produire et exporter, voilà les deux verbes qu’il va falloir apprendre à bien conjuguer pour que « l’objectif avoué des pères fondateurs de la ZLECAf » qui « est de donner un coup de fouet au commerce intra-africain » ne soit pas une chimère. C’est en substance la quintessence de cette nouvelle tribune de l’économiste-Statisticien Abdoulaye Bio SoumaÏla (ABS) à lire absolument.  

 

EFFETS ESCOMPTÉS DE LA ZONE DE LIBRE ECHANGE CONTINENTALE AFRICAINE SUR LES CONSOMMATEURS ET PRODUCTEURS BÉNINOIS

 

Dans le cadre de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine, les producteurs et les consommateurs béninois bénéficient de prix plus bas, mais aussi d’une augmentation des variétés de produits. Cet effet dit de « l’amour » de la variété peut avoir d’importantes répercussions sur le bien-être des consommateurs au Bénin. Pour les producteurs également, les importations de biens intermédiaires et d’immobilisations clés exonérés de droits de douane sous l’impulsion de la Zlecaf peuvent s’intégrer à une technologie qui pourrait conduire à une augmentation de la productivité, tout le reste étant égal par ailleurs.

La hausse des exportations béninoises pourrait être associée à deux autres répercussions. Premièrement, les exportations en elles-mêmes peuvent entraîner une augmentation de la productivité parce que les exportateurs doivent satisfaire aux exigences de qualité et de réglementation des marchés mondiaux. En outre, l’on peut observer que l’augmentation des exportations tend à profiter aux entreprises à productivité plus élevée, et ce changement structurel pourrait entraîner une part croissante des entreprises à productivité plus élevée par rapport aux entreprises à faible productivité qui produisent pour le marché intérieur. En plus de ce changement structurel, les entreprises exportatrices pourraient bénéficier d’économies d’échelle, ce qui stimulerait considérablement ces entreprises.

Plus important encore, l’amélioration des conditions du marché, de la compétitivité et du sentiment des entreprises inciterait à l’investissement étranger direct au Bénin. Ce qui entraînerait une augmentation des investissements et une accélération des importations de biens intermédiaires et d’immobilisations de haute technologie et de meilleures pratiques de gestion.

La Zone continentale de libre-échange africaine (ZLECAf) profite au Bénin en réduisant les coûts pour les consommateurs et les producteurs, en réduisant les formalités administratives et en réduisant les coûts de conformité. La réduction des droits de douane fera baisser les prix des produits importés pour les consommateurs, ainsi que pour les producteurs utilisant des intrants intermédiaires. A l’instar des tarifs, les réductions des obstacles tarifaires et non tarifaires profitent aux consommateurs de biens finaux (ménagers) et intermédiaires (entreprises).

Dans l’ensemble, avec des coûts commerciaux plus bas, le prix d’une unité d’importations est moins élevé, ce qui peut augmenter la production béninoise (à l’aide d’intrants importés) soit vendue sur le marché intérieur, soit exportée. En conséquence, la production se déplace vers les secteurs les plus compétitifs comme le Coton, l’anacarde, le Karité, l’Ananas etc…, ce qui entraîne des gains de productivité, une expansion du commerce et une croissance économique plus robuste.

Quelles sont les préalables pour le Bénin afin de profiter pleinement de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine ?

Une tribune signé Soumaila ABDOULAYE

Statisticien-économiste

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page