Culture

Scène de Slam à Cotonou : Démarrage effectif de la saison 2 de Gbélisa na disa

(Le mentoring payant du manager Zogbé)

Fini la pause, la récréation. Gbélisa na disa, la scène de Slam initié par Zogbé a redémarré ce dimanche 11 septembre 2022 au Centre International Africain de l’Art et de la Créativité (CIAAC). Innovation et créativité marquent cette deuxième saison.  

La force d’un homme, d’une espèce, d’une organisation réside dans sa capacité d’adaptation, aussi dans sa capacité à amortir et à réfléchir les chocs, dans sa résilience. Et cette force habite le Slameur Zogbé et son équipe d’organisation de la scène de Slam ‘’Gbélisa na disa’’. Malgré les intempéries, ils ont dit non à la fatalité et armés de courage, d’une hargne et d’une énergie débordante à aller de l’avant, ils ont repris là où ils s’étaient arrêtés, après une pause bien méritée.

Mourir ou se réadapter, ils ont choisi la seconde option. Réorganisation, coupe et orthodoxie budgétaire, économie, suppression du superflu et la reprise est effective. Le résultat est là, palpable : une scène rénovée avec encore plus d’interaction avec le public, ajouté à un décuplement du plaisir. Plaisir de l’ouïe qui s’abreuve des mots qui dansent sur les lèvres de poètes, conteurs, slameurs comme l’eau limpide, incolore et inodore qui coule d’une roche.

Ce dimanche, ils étaient tous là : El Rico le slameur, Le célèbre dahoméen, Echo du mot, Médessou, MBK la voix, du silence, MC Gbéhozo, Vers d’éclats, Alpha saïd, Iriko, Griot sacré et le grand Slameur Djarra Sakho. Témoignage, s’il en fallait, que tous s’impatientaient et priaient pour que reprenne véritablement tôt la scène. Pour cette saison 2, le déroulé de la scène a été quelque peu réaménagé. Démarrage avec des échanges sur un thème, un sujet où tous sont intervenus pour donner leurs avis. Puis la seconde partie, celle-là même que le public attendait avec impatience : la prestation des artistes conviés, qui n’ont boudé le plaisir de déclamé et qui répondu en grand nombre à l’invitation du manager de ‘’Gbélisa na disa’’, Zogbé.

Les fruits ont une fois encore tenu la promesse des fleurs. Il n’y eut aucun regret. Tous ceux qui ont fait le déplacement sont repartis chez eux requinqués, rechargés à bloc de joie et de bonnes humeurs pour affronter sereinement une palpitante semaine de travail.

Zek Adjitchè ALAFAÏ

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