Culture

Gbélisa na disa saison 2 : L’incontournable rendez-vous culturel à Cotonou

(La thérapie de l’âme par la danse des mots)

Tout est bien qui redémarre bien. Le plus grand rendez-vous de poésie slam reprend de plus belle, après une pause. Une pause pour faire le bilan à mi-parcours et prendre de nouvelles résolutions pour égayer encore plus le public. L’entrée est toujours libre et gratuite. Le lieu n’a pas changé : le Centre International Africain de l’Art et de la Créativité (CIAAC) à Akpakpa. La date : le 11 septembre 2022.

A Cotonou actuellement, quand on veut parler d’attraction culturelle et touristique, il y a la statue de l’amazone érigée en hommage aux célèbres ‘’agodjié’’ du royaume du danhomey, corps d’élites expéditionnaire composé uniquement de femmes, celle du guerrier wassangari, résistant à l’occupation coloniale française ‘’Bio Guera’’, le jardin de Mathieu qui surplombe l’ancien site d’habitation, ‘’les résidences filao’’ du Général Mathieu Kérékou, figure emblématique de l’histoire politique contemporaine du Bénin, le mur de fresques le plus long au monde, ou mur de graffiti.

Il y avait aussi l’exposition des trésors royaux, pillés par la France colonisatrice et restitués en novembre 2021, dénommée : « Arts du Bénin, d’hier à aujourd’hui : de la restitution à la révélation » où ces 26 chef d’œuvres côtoyaient en toute symbiose 106 autres œuvres d’art contemporain pour relater un « récit culturel qui croise différentes temporalités pour voyager à travers l’histoire ». Mais il y a aussi et surtout Gbélisa na disa, le plus grand rendez-vous de poésie slam.

S’il faut convenir que nourrir la vue des attractions sus citées est bien pour l’âme et l’esprit, il faut également admettre que nourrir l’ouïe de belles sonorités est tout aussi thérapeutique. La poésie dans les veines et dans l’âme, « griots et griottes qui se nourrissent de silence vont accoucher du verbe ; les artisans manieurs de la parole berceront les tympans avec leurs voix suaves et mélodieuses, les mots dansant sur leurs lèvres ». Et sur scène slameurs de la vielle et de la nouvelle génération cohabiteront en harmonie dans une symphonie musicale et poétique.

Le public aura aussi son mot à dire. Au menu : un instant ‘’causerie’’ et l’élection du meilleur slameur du jour. Les absents auront bien torts.

Zek Adjitchè ALAFAÏ

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page